Festival off

Un peu partout dans Treignac

Du 4 au 15 août

[Gratuit]

Exposition

« Hors scène, hors champ »

Le saxophoniste François Corneloup est un familier de Kind of Belou. Il y a séjourné à l’occasion de deux résidences riches de musique et d’humanité : en 2013 pour la création et l’enregistrement de « Chroniques de Résistance » et en 2015 lors de la mémorable session d’enregistrement du quatrième album d’Ursus Minor et des deux concerts inoubliables qui ont suivi. En ces deux occasions, il a saisi la vie recélée dans les moments creux du parcours créatif. Il a photographié ses amis musiciens dans les interstices de longues journées de travail.
Quelques clichés ont été pris ailleurs qu’à Treignac. Ceux-ci rappellent à notre bon souvenir les visages d’artistes qui ont marqué le festival Kind of Belou. Les 25 photographies sélectionnées par François Corneloup font l’objet d’une exposition itinérante à découvrir dans les commerces du village, dans les lieux publics ou suspendues dans les vitrines vides.
Cerise sur le gâteau, le photographe Guy Le Querrec, grand inspirateur de François Corneloup parraine l’exposition.

Vernissage : mercredi 3 août, à 18 h, Halle de Treignac.

 

A propos de la photographie et de Guy Le Querrec, par François Corneloup

« Ma première rencontre avec la photographie a lieu en 1982 au Festival Jazz E Breizh de la Roche Jagu. En parallèle à la programmation des concerts, le contrebassiste Henri Texier et le chanteur Melaine Favennec, directeurs artistiques, y organisent parmi d’autres pratiques, un atelier sous le thème « Musique et image ».  Pour l’animer, le clarinettiste  et compositeur Louis Sclavis y est associé à Guy Le Querrec, photographe lié à la prestigieuse agence Magnum, fondée par H.C. Bresson en 1947, et qu’il présida lui–même quelques années.

C’est donc dans ce cadre si stimulant pour le musicien débutant que je suis alors qu’a lieu le « déclic ». Illustrant son propos de nombreux exemples choisis parmi ses confrères de la photographie mondiale, Guy Le Querrec nous éclaire alors sur la précision technique  qu’il faut pour capter en une seule image le trajet d’une vie toute entière. Il dit en substance que si le cinéma témoigne de l’action en cours de la vie, la photo, elle, suggère à l’observateur un mouvement dont il réinvente la continuité par son propre imaginaire.

D’Afrique, du Portugal, de Bretagne ou de Chine,… il ramènera les témoignages visuels, vibrant de cette curiosité pour la vie des autres. Le peuple amérindien qu’il côtoie le temps d’une marche commémorative pour la bataille de Wounded Knees, sur l’instigation d’un autre révélateur d’existences, Jean Rochard, producteur musical, lui-même pas totalement étranger à ce projet , fut encore un autre contexte d’observation. Et puis, du Jazz, ce territoire aux contours si incertains, il aura su relater par un compagnonnage attentif, assidu, parfois fraternel, souvent complice, d’autres fois simplement amical, toute la richesse et la complexité  des trajets d’existence des artistes musiciens qui le peuplent. HCB disait : « Pour signifier le monde, il faut se sentir impliqué dans ce que l’on découpe dans le viseur ». Prenant ce principe à son compte, plongé dans l’urgence intime des circonstances, sur scène ou en coulisse, en improvisateur inventif à l’image de ses modèles,  Guy Le Querrec aura su tirer des clichés unanimement comptés parmi les plus belles compositions de la photographie contemporaine internationale.

De toute évidence, le sujet de cette première exposition désignait tout naturellement Guy comme le parrain. Je crois pouvoir dire qu’il m’aura transmis le goût de l’image et initié à une certaine attention pour sa forme. Très certainement lui dois-je aussi ce désir de témoigner par la photographie de la richesse de mes compagnonnages et complicités musiciennes. L’opportunité de mon propre parcours de musicien en offrait d’emblée cette implication si nécessaire à Cartier-Bresson.

Chaque artiste visible dans ces images aura fait au moins une fois étape dans le festival Kind of Belou. Cette exposition elle-même est aussi le fruit de ma propre rencontre avec cet événement. Il m’aura offert les heureuses circonstances de certains des clichés ainsi qu’il aura été l’initiateur  de quelques rencontres dont témoignent ces prises de vue.

Une boucle se forme alors entre le festival et mes images, qui s’inscrit dans la topographie du village, ses rues, sa vie, sa transformation, ses nouveaux arrivants, ceux qui passent et ceux qui en partent, ses vitrines habitées ou celles désertées par l’exode rural, qu’on a voulu réinvestir et réveiller le temps de cette accroche. Comme la musique vivante dont ces images sont la résonance et qui le temps d’un festival d’été, investit la cité un peu plus qu’au quotidien, ce parcours photographique invite à s’inscrire dans sa boucle, offre ce que le spectacle pourtant si indispensable à la vie citoyenne ne montre pas si souvent : quelques instants de la vie intime du peuple qui l’invente. »

Marché de producteurs de pays

Vendredi 5 août 18 h

[Gratuit]

Trio Pépée

En plus de diriger la Fanfare des Belous et de clôturer cette 17e édition avec son trio S.D.S et Donald Washington, Catherine Delaunay va faire swinguer le traditionnel marché de pays, avec le trio Pépée qu’elle forme avec Pascal Van den Heuvel et Sébastien Gariniaux.
Le trio reprend les belles mélodies composées par Gus Viseur, Jo Privat, Tony Murena, Emile Vacher et ressuscite des lieux tels que le Balajo, La Boule Rouge, La Renaissance, le Petit Jardin, le Petit Balcon ou Chez Bousca.

Sébastien Gariniaux : guitare, banjo, ukulélé, voix & piano à orteils
Catherine Delaunay : clarinette, accordéon diatonique, voix, petit bazar & piano à orteils
Pascal Van den Heuvel : saxophones, voix, scie, ukulélé & piano à orteils

Trio Pépée

 

 

Cour de l’office de tourisme

Samedi 6 août, à 11 h 30

[Gratuit]

Fanfare des Belous

Composée de musiciens locaux amateurs, cette Fanfare sera dirigée par la clarinettiste Catherine Delaunay. Après trois jours de répétitions, la joyeuse bande sera au point pour proposer les fruits de son labeur pour un apéro-concert transposé cette année dans la cour de l’office de tourisme.

 

Café du commerce

Samedi 6 août, à 23 h

[Participation libre]

Lord Rectangle

Lord Rectangle mélange les standards calypso à la soul made in Los Angeles grâce à son flamboyant chanteur Charles X. Bien entouré par un combo étincelant où les steel drums résonnent comme dans un vieux film de Mitchum, Charles X, avec sa voix ambigüe et sa gestuelle chaloupée, prendra le public par les oreilles et l’emmènera surfer sur les flots caribéens tandis que Flavien et Didier dégaineront les cocktails.


Charles X :
chant
Eric Camara :
basse
M. Gadou :
guitare
Johann Loiseau :
steel drum, claviers et percussions
François Chommaux :
guitare et percussions
Johann Mazé :
batterie

Lord Rectangle


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