 Dix, c'est moins que vingt
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Dix ans c'est déjà un peu l'âge de se souvenir.
L'album sonore du festival Kind of Belou se feuillette avec les oreilles, certes, mais il renvoie aussi des images. Ceux qui ont des trous dans la mémoire, ceux qui ont picoré la programmation ça et là ou ceux qui ont pris le train en route…
Tous ont un bout de « kob » à projeter sur l'écran du souvenir. Il y en a qui ont préféré les prestations lyriques de Louis Sclavis (et son Napoli's walls) ou de l'Akosh S. Unit. D'autres ont davantage goûté les douceurs solistes de Bojan Zulfikarpazic, les éclats de voix d'Elizabeth Kontomanou, d'Anne Ducros, de Mina Agossi et les venues évènementielles de Christian Vander, Daniel Humair ou André Ceccarelli.
Il en est d'autres qui ont apprécié quelques transversalités du genre Shôgun, Rigolus ou Ursus Minor. On peut dire qu'il y en a eu pour (presque) tous les goûts et toutes les couleurs du jazz.
Pour cette édition un peu anniversaire, le hasard et la volonté ont œuvré de conserve pour donner à revoir quelques uns de ces artistes qui garnissent déjà le « hall of fame » du festival.
Il en est ainsi de Sylvain Luc, Tony Hymas et du Wildmimi Antigroove Syndicate. Avec des camarades de jeux et des répertoires différents, ils reviennent prouver la richesse et la force de renouvellement des musiques improvisées.
Et aussi refermer une première décade de jazz en terre belou.
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