TACATACATACATAC !

Il paraît que la musique adoucit les mœurs. Le jazz, lui, tire en rafales sur tout ce qui ne bouge pas. Comme il a besoin de changer d’air(s) souvent, il part en conquête la fleur au fusil, colonise par-ci, libère par-là, et livre en permanence une lutte sans merci aux politiques musicales conservatrices.

Jamais à court de munitions, le jazz a combattu sur tous les continents, a donné l’assaut à une noria de bastions (soit disant) imprenables, arrachant la reddition de ses détracteurs les plus opiniâtres à coups d’arguments harmonieux, à force de batailles arrangées. Ses soldats se rassemblent sous la bannière multicolore d’une Internationale du tempo.

Grand artificier du jazz, Louis Sclavis dégaine sa clarinette au service de toutes les bonnes causes musicales. Ses deux compagnons, Gilles Coronado et Benjamin Moussay, ont de la dynamite dans les doigts : explosions de plaisir garanties.

Les armes de Frédéric Norel sont plus romantiques. Le violoniste inocule dans ses compositions un doux poison, indolore et enivrant. L’addiction est immédiate, les effets irréversibles. On ne s’en passe plus !

Enfin, l’association Ari Hoenig – Chris Potter, duo de pistoleros américains, un Garret (façon Kenny) et un Kid, qui exécute des hautes œuvres pour le compte du public est un VRAI évènement pour le festival, pour Treignac et pour la Corrèze !

Profitons de ces moments de paix offerts par tous ces valeureux combattants.